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Manteau Bluenn

Manteau Bluenn

J’avoue avoir un gros faible pour les tailleurs, les beaux manteaux et les blazers, même si les occasions de m’endimancher sont rares: je sors peu, et je ne travaille pas dans un milieu embourgeoisé startupisé.

Je refuse néanmoins de m’arrêter à ces considérations et me sentir bien sapée, c’est aussi une façon pour moi de remonter la pente, de prendre de l’assurance.

Forcément quand j’ai vu ce beau lainage à chevrons bleu lavande, chiné de points jaunes et ce satin qui semblait fait pour en être la doublure, j’ai fondu comme de la rillette sur un radiateur.

Cependant, qui dit beau tissu, dit : interdiction de se rater.

Il se passe la même chose qu’avec mon Liberty Wild Flowers: tant que je n’aurais pas le design sûr et certain,  pas question de couper. Peu importe le nombre de toiles que je devrais tester.

Cependant, en gribouillant une silhouette, je pense avoir trouvé:

Manteau Bluenn

De facture très classique, je vous l’accorde. Mais ce lainage donne du chic à lui tout seul, faire trop de fioritures noierait le style.

Il me manque cependant l’entoilage spécial, dit « laineuse », car il ne me reste plus que quelques lambeaux.

* * *

Voilà! En attendant que la laineuse thermocollante, les cigarettes et épaulettes arrivent, j’ai fait ma petite toile avec l’aide de Belle-Maman.

Je suis partie d’un modèle de caban vu dans un magazine Burda (numéro d’octobre 2014) :

Naturellement, ça ne va que jusqu’au 44. Qu’à cela ne tienne! Je l’ai agrandi en 52 en haut, 56 en bas. Non mais!

Une fois la toile « calée », et toute la mercerie sous la main, le travail d’assemblage a commencé. Une envie momentanée d’ajouter un col en fausse fourrure blonde m’a effleurée, tant étant grand mon besoin de chaleur et de douillet, mais le résultat était un poil trop kitch, même pour moi.

 

J’ai profité à fond de mes machines, puissantes et précises, pour soigner les finitions, et satisfaire ma passion immodérée pour le passepoil.

J’ai désormais le plaisir d’avoir deux manteaux élégants et intemporels, donc celui-ci particulièrement adapté pour les grands froids. Ces derniers étant rares en Bretagne, je me retrouvais toujours à grelotter. Désormais je pourrais me lover dans un superbe manteau en vraie laine, et pour des années.

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